BANC SEUL feuillages

 


A PAS DE LOUP

Je te sens venir à petits pas de loup
Je me sens tréssallir de bout à bout
Tu t'approches dans un silence si doux
Que je me laisserai emporter loin de tout

Tu t'avances puis tu bats en retrait
Tu t'élances pour un dernier essai
Tu m'égares sans le moindre regret
Et je ne sais de quoi demain sera fait

Tu badines sans vergogne avec mon coeur
Me faisant croire qu'ici ou bien ailleurs
L'heure approche, certes avec lenteur
Me laissant croire qu'aujourd'hui je meurs

Tu es la mort et je suis la vie
Tu connais l'heure où tout sera fini
Tu me harcèles sans aucun répit
Tu t'approches puis tu repars sans bruit

Je n'aime pas ton jeu qui me refroidi
Peut-être veux-tu me laisser un sursis
Toutefois tes macabres plaisanteries
Finiront par me faire mourir d'ennui

*