poupon_PETIT_COLLIN

Mon enfant

Comme un ange tu es descendu du ciel
Si petit mais quel grand émoi
Doux comme un pétale de rose
Tu es fragile et très fort à la fois
Tu gardes souvent tes paupières closes
Pour rêver du pays des princes et des rois
Et c'est tout juste si l'on ose
T'embrasser et te serrer dans nos bras

Tes yeux me suivent en entendant ma voix
Tu gazouilles tout en me souriant
De tes petites mains tu serres fort mes doigts
Pendant que tes gambettes vont pédalant
Tu gigotes , tu es fou de joie
De tout cet amour que tu ressens
Et tes petits bras s'élèvent aussitôt vers moi
Pour recevoir toute ma tendresse de maman

 

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IL ETAT UNE FOIS UNE PRINCESSE

Ah quelle souffrance et quelle grande tristesse
De te voir vivre ta vie dans ton lointain royaume
Si loin de nous, toi notre  chair, notre princesse
si près de nos coeurs ton parfum nous embaume

Les fées t'ont placée dans une tour d'ivoire
Et tu as perdu les liens de la chair et du sang
Elles ont aussi effacé le passé de ta mémoire
Et t'ont fait oublier  que tu as été notre enfant

Tu as épousé ton roi qui t'a fait sa prisonnière
Prisonnière de son coeur tu arbores sa couronne
 Il règne sur ta nouvelle vie et tu en est si fière
Nous jetant aux oubliettes,  tu nous abandonnes

Vos épées acérées nos coeurs ont transpercé
et notre vie s'écoule goute à goute, meurtrie
Nous voudrions effacer ces ombres du passé
Pour reconstruire sans toi, ce qui a été détruit

 

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 ILS  SAVENT POURTANT

 

Ils savent pourtant qu'il me reste peu de temps
Qu'il faudrait profiter de chacun de ces instants
Mais ils s'en moquent, pour eux c'est pas important
Passer du temps ensemble, c'est pas intéressant

Dans quelques temps quand je serai alors  partie
Ils ne penseront même pas que je leur ai donné la vie
Que c'est une partie de moi qui les a construits
Qu'ils étaient tout pour moi qui les aimait à l'infini

Ils ont été le soleil qui a illuminé toute ma vie
Ils ont été aussi des douleurs profondes , sans répit
je les ai défendus, protégés, puis ils sont partis
Comme si rien nous unissait, pour eux c'était fini

Je n'ai plus envie de leur dire quoi que ce soit
J'ai compris et j'ai vu, que leur coeur est bien froid
Qu'il est inutile de leur faire entendre ma voix
C'est comme ça, on aime ou l'on aime pas

Je jette ces vers dans les airs, en pleurant
Ils iront se poser quelque part sur les nuages
Ils vogueront emportés ci et là par le vent
Peut-être toucheront-ils un coeur dans l'orage
Et de là-haut je sourirai comme un enfant

Ce n'est qu'un au ... revoir ...